Biographie.


Résistants honorés.

Mamert Paul.


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Biographie de Paul Mamert par son petit-fils Patrick Sandeau.
Bordeaux 1940-1944, René Terrisse.

A la mémoire de mon grand-père, que je n'aurai malheureusement jamais eu l'honneur de connaître, mais qui, sans aucun doute, aura su marquer une page de notre histoire, à la fois familiale et nationale, par son courage et sa volonté à vouloir que la paix et la justice règnent dans notre pays et dans le monde.

Patrick Sandeau


Paul Mamert fut, par la suite, transféré au fort de Romainville où il resta dètenu jusqu'au 11 octobre 1943, date à laquelle fut incorporé dans un convoi de 45 hommes, en grande majorité issus de la Résistance, et programmés "Nuit et brouillard", pour la plupart. Etonnante classification qui aurait dû entraîner un nouveau jugement en Allemagne même, ce qui ne se fit pas. Ils furent tous regroupés dans des wagons de voyageurs aux fenêtres grillagées, accrochés, tout simplement, au train régulier en partance pour l'Allemagne.

A noter, dans ce convoi, la présence de Georges Loustaunau-Lacau, chef fondateur du réseau "Alliance".

Après quelques jours passés au camp de Neue Bremm, les homes du convoi sont séparés. Paul Mamert, avec 32 compagnons, est dirigé, le 14 octobre 1943, vers le KL Mathausen où ils arriveront le 16.

A son arrivée, Paul Mamert, touché par la furenculose et la gale, est admis au "Revier"; malade parmi les malades, en totale insécurité. Recouvrant un état physique satisfaisant, il est ensuite transféré au camp d'Ebensee. En mars 1944, un témoin, le lieutenant André Ferret-Patin, le retrouve à Ebensee, très déficient avec un moral fortement atteint, déstabilisé par le flot de nouvelles, fausses le plus souvent, qui circulaient dans les baraques. En juillet 1944, Paul Mamert, maigre et décharné, a les jambes couvertes de phlegmons. Ses facultés intellectuelles sont fortement diminuées. Son poids doit se situer alors entre 35 et 40 kilos. Une seule pensée le préoccupe: vaincre la faim qui le tenaille.

Fin septembre, ses phlegmons prennant une ampleur considérable, il est à nouveau admis au "Revier" où, un déporté, le docteur Quenouille s'emploit à le soigner de son mieux. Malheureusement, Paul Mamert est atteint de déficience mentale; la dure vie du camp et les coups reçus ont eu raison de cet homme qui, apparemment, est encore touché par un autre mal. Le "Revier", bientôt, ne peut plus l'accepter. Il est admis à l'infirmerie spéciale réservée aux tuberculeux, un lieu où la ration alimentaire n'est que la moitié de la misérable portion allouée aux détenus du camp.

Le 9 mars 1945, Paul Mamert décédait à Ebensee, sous le numéro matricule 37.792, et puis, le four crématoire.

Décorations